Invitée au Salon Habitat de Bourg-en-Bresse (Ainterexpo) pour l’interview « 3 conseils en 3 minutes », j’ai eu l’occasion d’échanger avec Stéphane Thébaut, présentateur de La Maison France 5 et de M comme maison, autour de ma vision de la rénovation. L’exercice imposait d’aller à l’essentiel : trois conseils, trois minutes. Mais ce sont des réflexes que j’applique au quotidien dans mes projets, et qui méritent d’être développés. En voici le détail.
En tant que maître d’œuvre et architecte d’intérieur à Miribel, dans l’Ain, je ne conçois pas un projet de rénovation comme une succession de travaux confiés à des corps de métier différents, mais comme un projet piloté dans sa globalité – de la préparation jusqu’à la réalisation. C’est cette vision de chef de projet, avec une vue d’ensemble sur le chantier, que je suis venue partager lors du Salon Habitat de Bourg-en-Bresse, autour de trois réflexes simples… mais trop souvent oubliés, que vous rénoviez votre résidence principale ou que vous prépariez un investissement locatif.
1. Un plan avant tout : la préparation qui fait (ou défait) un chantier
Trop de projets de rénovation démarrent sans plan réellement abouti : vous avancez au fil du chantier, vous improvisez sur place, vous ajustez au dernier moment – faute d’avoir posé les choses sur le papier en amont.
C’est pourtant cette phase de conception – choix techniques, descriptif précis des travaux, phasage du chantier – qui est la plus déterminante pour la réussite d’un projet. Bien plus que le savoir-faire de l’artisan seul : aussi bon soit-il, sans feuille de route, il travaille avec les informations qu’on lui donne au fur et à mesure, et le résultat laisse trop souvent à désirer malgré son savoir-faire.
Dans mes projets, cette étape de conception représente parfois plusieurs semaines de travail avant le premier coup de marteau : définition du cahier des charges, état des lieux du bien, analyse et recherche de solutions adaptées aux besoins et budget des clients, plans techniques, choix des matériaux, coordination entre les corps de métier, anticipation des réseaux (électricité, plomberie, chauffage) qui, une fois les murs fermés, deviennent très coûteux à modifier. C’est un investissement de temps qui semble ralentir le démarrage du chantier, mais qui, en réalité, l’accélère : moins d’allers-retours, moins de devis complémentaires en cours de route, moins de mauvaises surprises.
Un plan, un cadre, un projet maîtrisé : c’est ce qui évite les reprises, les travaux à refaire, les délais qui s’allongent et les surcoûts qui s’accumulent en cours de route.
2. Repensez les volumes avant d’agrandir
Avant de pousser un mur ou d’ajouter des mètres carrés – extension, surélévation – commencez par regarder comment l’espace existant est distribué : une entrée qui dessert bien les pièces, un séjour traversant, une suite parentale bien placée.
C’est souvent le réflexe inverse de ce que l’on imagine spontanément. Face à un logement qui semble trop petit ou mal agencé, la première idée est d’agrandir. Toutefois dans une grande partie des projets que j’accompagne, le véritable problème n’est pas la surface : c’est sa distribution. Un couloir qui dessert mal les pièces, une cuisine fermée qui coupe la lumière, une entrée qui débouche directement sur le séjour… Ce sont des choix de conception, pas une question de mètres carrés.
Souvent, une simple redistribution change toute la perception d’un logement, sans gros œuvre supplémentaire – et sans son coût. Et quand l’agrandissement s’avère réellement nécessaire, il n’intervient qu’une fois que l’existant a été optimisé, ce qui permet de le dimensionner avec justesse plutôt que de le surestimer.
3. Gardez un œil sur la revente, même sous le coup de cœur
Un coup de cœur pour un bien, ça ne s’explique pas. Mais les travaux que vous y faites ensuite pour vous faire plaisir peuvent, sans que vous en ayez conscience, dévaloriser le bien au moment de la revente.
C’est un point sur lequel j’insiste particulièrement, car il concerne autant les particuliers que les investisseurs ou les professionnels. Des couleurs très marquées, une cloison atypique, une salle de bain conçue uniquement selon vos goûts personnels : ce sont des choix qui vous font plaisir aujourd’hui, mais qui peuvent freiner un acheteur demain, voire nécessiter des travaux supplémentaires avant la mise en vente.
Matériaux, agencement, fonctionnalité : ce sont des choix qui doivent rester cohérents avec le marché, pas seulement avec vos goûts du moment. Pour un bien destiné à la location, cette vigilance est encore plus déterminante : chaque choix impacte directement la capacité du bien à se louer rapidement, et à bon prix. C’est précisément cette double lecture – le confort au quotidien et la valeur patrimoniale – qui guide mon accompagnement, que le projet soit une résidence principale ou un investissement locatif.
Un plan, un cadre, un projet maîtrisé
C’est la conviction que je porte au quotidien chez ODE Intérieur, et celle que j’ai eu plaisir à partager avec Stéphane Thébaut sur le Salon Habitat de Bourg-en-Bresse. Que vous souhaitiez rénover pour y vivre, pour valoriser votre patrimoine, ou pour investir dans la location, ces trois réflexes — un plan avant tout, repenser les volumes avant d’agrandir, garder un œil sur la revente – sont les fondations d’un projet réussi.
En tant que maître d’œuvre et architecte d’intérieur à Miribel, j’accompagne mes clients sur l’ensemble de ces étapes : de la conception du plan jusqu’à la coordination du chantier, pour des rénovations pensées dans leur globalité.
Un projet de rénovation ou d’aménagement en tête ? Contactez-moi pour en discuter.

